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Publié par VILLEVERTE

Les apiculteurs gardois n’ont pas l’intention de rester sans réaction face à l’invasion en cours du frelon asiatique. Apparu pour la première fois au nord-ouest du Gard en 2007, il a rapidement proliféré. D’emblée, le syndicat d’apiculture du Gard, le Civam apicole et l’organisme chargé de surveiller la santé des abeilles ont réagi : informations aux particuliers et apiculteurs, pose précoce de pièges et, surtout, lutte combinée avec le service départemental et de secours (Sdis). Tout est fait pour tenter de ralentir la progression de l’invasion. Rencontre avec René Malhautier, référent frelon asiatique pour le secteur de Nîmes.

1 État des lieux
Le frelon asiatique est arrivé en 2004 en Lot-et-Garonne, à Tonneins, probablement dans une poterie importée de Chine ou dans des bonzaïs. Il a été détecté dans le Gard en 2007, à Saint-Laurent-le-Minier. En 2008, il s’est répandu en Cévennes. On découvre des nids à Lasalle, Soudorgues, Anduze, Générargues. En 2009, il atteint Alès, Mons, La Grand-Combe et en 2010, le 20 août, le premier frelon est capturé à Nîmes, dans le quartier de Camplanier. "On n’a pas trouvé le nid, en revanche, un mois plus tard, rue de Bouillargues, une grosse boule est repérée dans un acacia. On en trouvera deux autres à l’automne", raconte René Malhautier. L’an dernier, l’invasion gagne le sud-est du département, avec un énorme nid découvert aux Angles, un autre à Meynes et Montfrin et trois à Nîmes. Depuis le début de l’invasion, quarante-cinq nids ont été recensés dans le Gard.

2 Quelle lutte s’est mise en place ?
Dès 2007, le groupement de défense sanitaire des abeilles du Gard a mis en place un réseau d’alerte. Le département a été découpé en cinq avec un référent par secteur (*). Par ailleurs, et c’est une première dans la région : "En 2011, un accord a été signé entre les organisations apicoles du Gard et le service départemental d’incendie et de secours. Grâce à cette collaboration, les pompiers interviennent gratuitement pour détruire les nids de frelons asiatiques", explique René Malhautier. Problème : il faut savoir faire la différence avec les nids de frelons européens ou de guêpes pour lesquels il faut avoir recours à des désinsectiseurs privés. Pour l’identification du frelon asiatique, il faut appeler le 18 ou le référent de secteur, l’un ou l’autre posera un certain nombre de questions et réclamera peut-être une photo du nid avant d’intervenir. À noter que les apiculteurs récupèrent gratuitement les essaims d’abeilles, qu’il ne faut absolument pas détruire, l’insecte étant protégé.

3 Des généralités sur le frelon asiatique
La nourriture de ses larves est composée à 80 % d’abeilles, de mouches, de guêpes et de papillons. À l’automne, ayant besoin de sucre, il s’attaque aux vergers, raisins, kiwis... C’est le moment où les fondatrices s’échappent du nid pour être fécondées. Ensuite, elles hibernent à l’abri avant de ressortir au printemps, un mois avant la reproductrice du frelon européen. "C’est un danger pour l’environnement", s’alarme René Malhautier. Pour le différencier du frelon européen, il faut savoir qu’il est plutôt noir d’aspect, avec un seul anneau jaune oranger sur l’abdomen et les pattes jaunes. Il peut construire son nid dans les arbres, ce que ne fera jamais le frelon local. Cette construction débute en avril et atteint sa taille maximum en juillet.

4 Le piège
Les organismes apicoles gardois recommandent la pose de pièges. Le syndicat apicole du Gard a signé un protocole avec le centre d’évaluation et de mobilisation des aptitudes Guillaumet à Nîmes et met gratuitement ses objets rudimentaires à disposition de tous. "On pense que le piégeage peut diminuer le nombre de nids même si les scientifiques disent le contraire. Il faut les placer dès à présent car les fondatrices sont déjà apparues. En cette période, elles butinent les camélias. Le mieux est de piéger à proximité des ruchers, des nids non détruits, et partout où le frelon a déjà été décelé les années précédentes. Ces pièges permettent de détecter la présence des frelons avant la construction des nids" indique René Malhautier. Pour attirer le frelon, la recette est simple : il suffit d’un peu de bière brune, de sirop de cassis et de vin blanc (pour faire fuir les abeilles) au fond du piège.

 

 

Source : midilibre.fr  

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DUBOURDIEU 14/02/2013 16:59

Bonjour, je m' occupe du frelon asiatique depuis fin 2008, j' ai fabriqué un piège l' année suivante, piège qui a évolué depuis , il n' attrape que du frelon asiatique, il est sélectif, comme nous
dits les soit disant savant, les mouches pollinisent donc une amélioration, les mouches peuvent sortir. Je piége donc tout les ans au même endroit et cette année, il n'y as plus de nid dans la zone
de piégeage l' an denier j' ai pris 170 fondatrices. Cette année je prépare une expo avec une équipe de bénévole pour sensibilisé la population de piégé mais en respectant la biodiversitée dons
avec un piège sélectif ou l' on attrape que du frelon asiatique et quelques moucherons voila ce que je fais

Piégé sélectivement pour la biodiversité, protégé les insectes utile pour la nature A bientôt peut-être Alain

VILLEVERTE 15/02/2013 22:33



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