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Publié par VILLEVERTE

 C.R. sur la table ronde" Préservation de la garrigue",  
que j'ai animée lors de la fête des Conseils de Quartier le 5 juin au  
Mas Boulbon.

 

Claudine Schweyer

 

 

FÊTE DES CONSEILS DE QUARTIERS

 

COMPTE RENDU

« TABLE RONDE PRÉSERVATION DE LA GARRIGUE »

 

 

Présents :

Claudine  Schweyer (Villeverte) animatrice, Claude Schweyer (Villeverte)

François Grillat (Plateforme Cadereau), Robert Parent du Chatelet (………….),

Philippe Lafon (…………….), Hubert Naudy (……………)

William Couderc (……………..), Jean Guiu (Ventabren),

Guy Rosenkranzeq ( Castanet), Yolaine Dumas (Saint Césaire)

Huguette Le Roy (Carreau de Lanes)

 

Excusée :

Hélène Alliez Yannicopoulos Adjointe au Maire chargée du développement durable

 

Les sujets développés : (voir en annexe le détail)

L’urbanisme en garrigue

Les voiries, les transports 

Les réseaux

Le PCI

L’assainissement

La Charte de la Garrigue

La « Bergerie du Bois des Espeisses

 

                                                -------------------------------------------

 

L’urbanisme en garrigue :

Majoritairement, les personnes présentes pensent qu’il faut garder des zones  à 2000 et 3000 m2, mais autoriser également la construction sur des délaissés qui ne font pas tout à fait cette surface.

Contrairement à ce qui se dit souvent, pas question de mettre la garrigue sous cloche.

Pour permettre à la ville de s’agrandir harmonieusement, il ne faut pas figer les secteurs de garrigue, mais penser différemment l’habitat, plus dense, par exemple des maisons de ville entourées d’espaces préservés. Ceci évidemment n’est possible que dans le cadre de ZAC (Zone d’Aménagement Concertée) permettant des lotissements ou mieux des groupes d’habitations.

 

Un exemple : Le projet de lotissement de la « Pointe nord du Paratonnerre » 33 maisons sur un seul niveau avec des terrains de 3000 m2 minimum. Cela a  en fait à donner des terrains de 4500 m2 en moyenne !

Si l’on additionne la surface construite SHOB (surface hors œuvre brute) + la surface des terrasses et piscines + un bassin de rétention obligatoire et un assainissement individuel selon les normes actuelles, il ne reste plus de surface plantée donc de garrigue, pourtant très riche sur le terrain d’origine. 

Pourquoi à la place ne pas avoir prévu de regrouper les bassins de rétention et une épuration collective des eaux usées ?

 

Actuellement sont à l’étude ou en cours plusieurs opérations : ZAC du Four à chaux, ZAC du puit du Roule. Les habitants des quartiers mitoyens découvrent, souvent trop tard, la configuration  réelle de ces opérations à ladensité trop forte, des immeubles à la place des maisons prévues à l’origine.

Remarque : Il faut intervenir lors de l’élaboration du PLU ou de ses modifications. Aller consulter les dossiers n’est pas toujours aisé, aussi il est demandé que : les opérations importantes d’urbanismes soient présentées dans le cadre des Conseils de Quartier pour qu’une vraie concertation ait lieu. <<<<<

 

Jusqu’à présent l’urbanisme à Nîmes et notamment en zone de garrigue s’est fait au coup par coup, il faut raisonner à long terme 20 ans, 30 ans, voir 50 ans.

Toutes nouvelles zones de construction doivent faire l’objet d’études sérieuses prenant en compte les dessertes (voir ci-dessous),  les services, en veillant à ce que l’habitat soient diversifié incluant  des  activités (entreprises, bureaux) et des commerces pour éviter l’effet « dortoir ».

L’architecture des constructions, leur impact dans le paysage, les clôtures doivent respecter  en plus du PLU (Plan Local d’Urbanisme) la Charte de la Garrigue.   

 

 Remarque : Il est nécessaire que : la ville de Nîmes dispose d un architecte conseil qui veille au respect de la « Charte de la Garrigue » lors du dépôt d’un PC (permis de construire) et puisse orienter le pétitionnaire. Cela éviterait souvent les mécontentements et recours.

 

Voirie et transports :

Les chemins de garrigues doivent-ils être élargis ? la réponse est NON sauf cas particulier d’étranglement.

M. Jean Guiu rappelle, que la ville après avoir imposé un alignement est revenu sur cette décision en recédant les parcelles aux propriétaires d’origine.

Certains demandent un éclairage public généralisé, mais ce n’est pas l’avis de la majorité des personnes présentes.

Certains aimeraient que la hauteur des clôtures soit réduite en fonction de la largeur des chemins 2 m  semble  trop haut ? Il serait sans doute possible de ramener cette hauteur à 1,80, et peut être dès que cela est possible élargir ça et là les chemins pour aider aux croisements. 

Mais en tout cas il faut interdire les murs qui dépassent la hauteur de 2 m. Des murs de 3 m de haut ont été constatés sans parler du mur de la route d’Alès qui est une véritable provocation.

 

Pour éviter de surcharger les chemins sinueux des quartiers de garrigue, il faut avant toutes nouvelles ZAC réfléchir à sa desserte future, faire le point sur les transports en commun existants ou à créer, prévoir des parkings relais.

 

Il est indispensable de ne plus autoriser des PC dans les voies en impasse sans exiger des places de retournement. Il faut penser : distribution du courrier , enlèvement des déchets, incendies…

 

Actuellement  les transports en commun ne sont pas assez fréquents, si l’on veut inciter les habitants à les prendre, il faut de véritables « navettes » (petits bus maniables)  et des parkings relais importants et judicieusement placés.

 

Pourquoi par exemple ne pas profiter des terrains appartenant à la ville à l’entrée du quartier de Castanet, 4 hectares, pour faire un parking relais important ?

Autre idée utiliser le bassin de rétention à l’angle de la route de Ledignan ?

 

Pourquoi ne pas remettre en fonction le train ? Réaliser un tram train ?

 

 

 

 

Les réseaux :

Il est dommage d’avoir à subir régulièrement des ouvertures de voiries pour divers travaux.

Le manque de coordination est flagrant, malgré l’article de loi L 115-1 qui précise que les travaux doivent êtres regroupés pour n’ouvrir la chaussée que tous les X années.

 

Pourquoi ne pas profiter des ouvertures de chaussée pour mettre une fibre optique ou une gaine en attente.

Il est fortement souhaitable d’enterrer les réseaux, électricité, téléphone, dès que possible.

Cela éviterait les coupures nombreuses en cas d’intempéries et esthétiquement notre paysage y gagnerait , les poteaux étant de plus en plus disgracieux (béton à la place de bois) et gênant souvent la circulation dans nos chemins très étroits.

 

 

PCI (plan contre les inondations) :

IL est indispensable de répertorier les cadereaux naturels pour les conserver.

La construction dans ces espaces doit être interdite.

 

Assainissement :

Les contrôles actuels des assainissements non collectifs fait par le SPANC (service public de l’assainissement non collectif)  sont une bonne chose, encore faut-il qu’ils soient bien faits et qu’un accompagnement technique et financier permette aux personnes de se mettre en conformité. La non réponse du SPANC aux questions précises de la commission ANC des comités de quartiers, ne permet pas actuellement d’épauler valablement les habitants des secteurs concernés en garrigue.

 

Les « points noirs » doivent être rendus publics et pour les cas ou un assainissement classique avec drains n’est pas possible, il faut conseiller d’autres systèmes à répertorier et inventorier les aides possibles.

 

Charte de la Garrigue :

Elle a le mérite d’exister, on en parle souvent, mais elle est peu respectée. Les PC délivrés n’en font pas référence et elle n’est pas remise aux personnes désirant construire ou modifier leur construction. Depuis peu elle est disponible sur le site de la ville, mais cela n’en fait pas un document opposable.

Il est souhaité que dans le cadre de la modification du PLU certaines de ses dispositions  rentrent dans celui-ci et qu’elle devienne ainsi un véritable règlement  opposable aux tiers.

 

La « Bergerie » du Bois des Espeisses :

La réhabilitation de la « Bergerie et l’ouverture au public du coeur du Bois des Espeisses est une idée qui prend forme.

Un groupe de travail présidé par l’Adjointe au Maire, Hélène Alliez Yannicopoulos et réunissant  des responsables des quartiers de garrigue discutent régulièrement  de ce projet.

Il s’agirait d’en faire « une maison de la Garrigue vivante », avec présentation de la Charte, de la faune et la flore, de l’historique, avec projections, animations.

Une priorité serait donnée à l’accueil de scolaires et aux associations qui ont pour thèmes la garrigue par leurs statuts ou leur situation.

L’absence de Madame Alliez Yannicopoulos, malade, n’a pas permis d’avancer nos réflexions, un RV étant prévu avec elle le 22 juin , ce n’est que partie remise.

 

Après 2 H riches d’échanges et de réflexions communes, nous décidons d’aller prendre un apéritif bien mérité en se promettant de se revoir pour affiner nos idées.

 

Ce qui est à retenir en priorité c’est le désir dune CONCERTATION réelle avec la ville.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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