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Publié par VILLEVERTE

Claudine Schweyer
1477 chemin de la Capitelle Pointue
30900 NIMES
claudineschweyer@gmail.com


LETTRE OUVERTE à...                                                              Monsieur Jean-Paul FOURNIER
                                                                                                       Sénateur Maire deNîmes
                                                                                                       Hôtel de Ville
                                                                                                      30033 NÎMES  Cedex 9

Objet: Votre entretien avec la Gazette n°612

Monsieur le Maire,

Tant à titre personnel qu’en tant que présidente du Comité de Quartier de Villeverte,
je me permets de répondre  à certains de vos  propos relatés par la Gazette de Nîmes du Jeudi 24/02.
En effet, si je peux tout à fait comprendre la difficulté de réaliser dans une ville comme Nîmes, un projet tel que le TCSP, votre agacement face aux «reboussiers» prêts à saisir tout motif de contestation ne peut justifier vos propos:
...il y aura toujours des irréductibles. Toujours les mêmes. Les dix qui étaient devant les arbres, c’étaient les dix qui étaient devant le mur de la route d’Alès ou devant l’antenne du Mont Duplan....,
que je ne peux laisser passer sans réagir, car ils sont trop simplistes, erronés et injustes:

Simplistes, car vous assimilez des réactions citoyennes qui n’ont aucun point commun.

Erronés, car les cent personnes ( et non pas les dix), membres des comités de quartier, et riverains du mur contesté, n’ont pas du tout les mêmes motivations que ceux du Mont Duplan ou les défenseurs des arbres, .
 
Injustes pour des habitants et des citoyens qui aiment leur ville et leur quartier, et ne font que demander le respect de la loi et défendre la qualité de leur environnement.
 
Militante et opposée farouchement au mur de la route d’Alès, je me suis peu investie pour l’antenne du Mont Duplan, et j’ai juste regretté que l’abattage des arbres n’ai pas donné lieu à une concertation ouverte, même si ma conviction est que le projet de TCSP est loin d’être le meilleur choix...

Le mur de la route d’Alès est inacceptable. Tolérer le maintien d’un ouvrage dont la hauteur dépasse de 350% la limite autorisée par le règlement d’urbanisme serait la porte ouverte aux pires infractions futures, aux dérogations les plus laxistes. Vous avez reconnu l’erreur des services, il reste à en assumer les conséquences. Et je suis persuadée que vous ne pouvez vous-même admettre ce monument, résultat du fantasme mégalo d’un propriétaire transformant le terrain en pente qu’il avait acheté en terrain plat, par un remblaiement tout aussi interdit que le mur qui le masque.

Aucun point commun donc avec la coupe de ces arbres, sans doute rendue nécessaire par l’aménagement des stations du TCSP. Je pense qu’on peut surtout vous reprocher  dans cette affaire, l’absence de  communication et de concertation, comme pour tous les projets soumis à enquête publique à Nîmes.
Dans la plupart des villes qui ont compris et pris en compte le désir de participation de leurs habitants, les enquêtes publiques sont l’occasion de dialoguer. Des expositions de panneaux et plans thématiques présentent les points forts en n’occultant pas les points sensibles des projets. Des réunions publiques sont organisées avec toute la publicité nécessaire pour mobiliser et sensibiliser les habitants.
À Nîmes la mise à l’enquête d’un projet consiste à déposer dans un bureau de la rue Bompart ou au Collisée un ou plusieurs dossiers à sangle, que les éventuels intéressés, avertis par de très discrets avis, peuvent éplucher, s’ils en ont le courage...

J’en veux pour preuve la plus récente, le «dossier de concertation» mis à disposition du public à l’occasion de la mise en chantier de la révision du PLU représenté par:
un fascicule de littérature sans grand intérêt exposant des généralités sur le développement de Nîmes.
2 feuilles 21/29,7 sur lesquelles figure un plan en couleurs d’un dm2 de l’agglomération Nîmoise, incompréhensible.
Un cahier vierge invitant les citoyens à mentionner leurs observations, souhaits et suggestions !
Avez-vous seulement été voir ce simulacre de dossier de participation? Je suis prête à parier que non car vous auriez sans doute été outré de cette interprétation caricaturale  de la loi...

Le jour ou les Élus Nîmois comprendront qu’il est nécessaire d’associer leurs concitoyens au devenir de leur cité, de les informer, de les consulter, tout au long de la gestation des projets,  sans jouer à cache cache, on aura fait un grand pas.
 
Les Comités de Quartier, dans le cadre des Conseils de Quartier  seront tous disposés à participer à une telle politique de la ville.

Dans cette attente et cet espoir je vous prie de recevoir, Monsieur le Sénateur Maire, l’assurance de ma parfaite considération.


Claudine Schweyer
  










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independant 25/03/2011 14:08


Il ne faudrait peut etre pas mélanger intérêts communs et personnels.
Si la consultation du PLU est liée à des intérêts personnels comme concernant la mutation de terrains non constructibles en constructibles cela ne devrait pas transpirer dans cette lettre.
Cordialement